Le printemps des retraité-e-s (suite) – plateforme revendicative

Le débat public enrichit et renforce les revendications.

Les syndicats de retraités CGT, FO, CFE-CGC,FSU, Solidaires, FGR-FP, UNSA prennent en compte les aspirations formulées lors du débat public qu’ils ont organisé à MONTFAVET sur le thème : REVENDICATIONS et BESOINS DES RETRAITĖS en matière de :

SERVICES PUBLICS

Ils dénoncent les atteintes dogmatiques gouvernementales des majorités successives visant au démantèlement du service public républicain et en condamnent les privatisations totales ou partielles.

Ils réclament le retour des services publics de proximité avec des emplois physiques statutaires (hôpitaux, maternités, bureaux de poste, accueils EDF-GDF, maintien des gares et des guichets SNCF, perceptions).

Ils demandent avec insistance :

  • que la gestion de l’eau soit confiée à une régie municipale,
  • une obligation pour les bailleurs de logements de réserver des accès handicapés,
  • la possibilité pour tout contribuable de s’acquitter de son imposition par tout moyen de paiement de sa convenance, y compris en numéraire,
  • la fermeture, ou à défaut une forte amende, pour tout site réclamant le paiement pour l’obtention de tout acte administratif délivré gratuitement.

POUVOIR D’ACHAT ET FISCALITE

Ils condamnent avec force les attaques conduites depuis la contre-réforme BALLADUR ciblant le pouvoir d’achat des retraités, de même que les mesures fiscales spécifiques visant à pénaliser pécuniairement les retraités.

Ils rappellent que les retraités ne réclament pas de privilèges mais le respect de leurs droits acquis par leurs cotisations.

Ils réclament :

  • la suppression de la CSG,
  • plus de justice fiscale :
    – par la suppression de taxes et contributions diverses qui frappent les plus défavorisés,
    – par une meilleure proportionnalité de l’imposition avec la création de tranches supplémentaires.

EHPAD, DEPENDANCE, SANTE

Ils s’insurgent contre :

  • la situation des EHPAD : les effectifs sont insuffisants, les personnels sont à bout, les résidents font les frais de cette situation inacceptable.
  • le coût pour les résidents, supérieur au montant de leurs ressources mensuelles.

Ils exigent :

  • une prise en charge de la dépendance par la Sécurité Sociale,
  • la création d’EHPAD publics, et non privés : les spéculateurs ne devant pas tirer profit de la fragilité liée au vieillissement.

En ce qui concerne la santé, ils rappellent leur opposition constante au plan JUPPE de 1995 contenant une série de mesures néfastes tant pour les retraites que pour la Sécurité Sociale. Aujourd’hui, nous en payons les conséquences : le département de Vaucluse est confronté aux déserts médicaux, la pénurie de médecins est bien présente.

En conséquence, dans l’immédiat, ils s’opposent à toute fermeture d’hôpital, de maternité et revendiquent :

  • le remplacement de tout médecin, de tout dentiste, de tout ophtalmologiste, de tout infirmier prenant sa retraite,
  • une dérogation pour tout patient qui ne trouve plus de médecin référent pour qu’il ne soit pas pénalisé au niveau des remboursements,
  • des médecins pour les visites à domicile, de jour comme de nuit, la consultation de patients sans rendez-vous.

Ils dénoncent et s’opposent aux dépassements d’honoraires qui ne sont plus exceptionnels et ont tendance à devenir la règle, éloignant un peu plus de nombreux retraités de l’accessibilité aux soins.

DEMATERIALISATION

Outre les inégalités d’accès à internet selon l’âge, la situation géographique, et le niveau de vie, la dématérialisation conduit à la déshumanisation de la société.

En conséquence, ils refusent que la dématérialisation soit imposée et exigent la liberté de choix :

  • pour chacun afin qu’il soit possible d’accomplir ses démarches administratives soit en utilisant internet, soit par écrit ou en se rendant à un guichet avec en face de soi une personne physique susceptible de renseigner, de conseiller.
  • pour avoir la possibilité de recevoir ses factures (gaz, électricité, assurances, etc…) et le détail de ses remboursements (Sécurité Sociale, mutuelle, impôts) par courrier papier à domicile ou sur internet.

Si nos gouvernants veulent rendre la dématérialisation obligatoire, l’État doit en supporter le coût : donner une formation à tous ceux qui en ont besoin, fournir un ordinateur, une imprimante, et une dotation annuelle pour achat papier et cartouches d’encre à chaque foyer fiscal. Ils considèrent que la dématérialisation ne peut être imposée à des foyers qui n’arrivent déjà pas à finir la fin du mois, vu les frais qu’elle engendre.

Ces revendications issues du débat public viennent enrichir et renforcer les revendications défendues au plan national par nos organisations de retraités.

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