Tous sur le pont ! Le 15 mars les retraités seront dans l’action

Fin janvier, les retraité-e-s ont reçu leurs pensions de retraite et ont pu, pour 60 % d’entre eux constater la baisse « promise » par le président Macron. L’exonération de la taxe d’habitation elle, se déroulera sur trois ans. Les retraités sont clairement des sacrifiés de la politique d’un président qui en même temps accorde de larges cadeaux aux plus riches.

Le 15 mars à l’appel de 9 organisations, les retraités se rassembleront partout en France pour refuser cette injustice.

Nombreux sont les retraité-e-s qui ont été surpris d’avoir été touchés par la hausse de la CSG. Les explications ont été confuses à souhait. Car il fallait prendre en considération le revenu fiscal de référence, soit le montant net de la totalité des revenus. Le taux de CSG a en effet grimpé de 1,7 point le 1er janvier, l’amenant à 8,3% pour les retraités.

60 % d’entre nous sommes touchés.

Au total ce sont près de 7 millions de retraité-e-s qui vont voir leur pouvoir d’achat régresser, tandis que plusieurs millions de ceux qui ne sont pas touchés par la hausse de la CSG vivent sous le seuil de pauvreté.

C’est donc la très grande majorité de celles et ceux qui ont produit les richesses du pays ces dernières décennies qui font les frais de la politique libérale d’un président qui prétendait n’être « ni de droite ni de gauche ».

Ce qui est clair c’est qu’il est du côté des riches, des possédants, et de la finance nationale et internationale.

Pour les retraités, le tour de vis. Et pour les plus riches, le grand patronat et les banquiers, les cadeaux. Aujourd’hui 1% des plus riches captent 25% du Produit Intérieur Brut alors qu’en 1996 ils en captaient 6 %.

Pour la CGT il n’y a pas lieu d’augmenter la CSG. C’est une politique volontariste de l’emploi qui permettra de financer la protection sociale. En France de l’argent, il y en a : la fraude fiscale représente 80 millions d’impôts non versés, le CICE rapporte chaque année 40 milliards aux entreprises et ce sans aucun contrôle de leur utilisation, la suppression de l’ISF représente 4,5 milliards d’euros de cadeaux aux plus fortunés. Une partie de cet argent permettrait de financer la protection sociale, des services publics de qualité et de proximité, d’augmenter les salaires et les pensions, avec un minimum à hauteur du Smic revendiqué par la CGT à 1800 euros brut par mois, de créer des emplois donc de relancer l’économie. Le personnel des EHPAD, déjà dans l’action le 30 janvier, participe également à cette journée d’action. En effet, il existe une situation dramatique dans ces établissements et le gouvernement reste sourd à leurs revendications. Les retraités sont concernés de par les tarifs exorbitants, la maltraitance entraînée par le manque de personnel.

Les 9 organisations de retraité-e-s lancent un appel à cette journée nationale d’actions le 15 mars, pour dire partout, haut et fort :

« Non à la hausse de la CSG, non à la baisse des pensions »

à AVIGNON
Rassemblement à 10h30
Devant la cité administrative

TRACT 15 MARS

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